Dès le début de l'année 1915, de nombreuses organisations, privées, départementales ou municipales, voient le jour afin de pouvoir aider les blessés et mutilés dans leurs actes et démarches quotidiennes !...
Le gouvernement a bien statué sur le fait de permettre aux blessés et mutilés d’obtenir un emploi au titre des emplois réservés, mais cela ne suffit plus !

C’est par l’arrêté du 29 février 1916 du Ministère de la Guerre qu’est créé l’Office national de placement des mutilés et réformés de la guerre. Ce service, rattaché audit ministère à pour objet :
1° – de centraliser et d’instruire les demandes d’emploi faites par les militaires retraités ou réformés ou en instance de retraite et de réforme à la suite de blessures ou de maladies contractées au cours de la guerre, dont les aptitudes physiques permettent l’utilisation immédiate, en vue d’assurer leur placement , de concert avec ls offices dépendant du ministère du travail
2° – d’étudier les questions se rapportant à la meilleur utilisation pour la vie économique du pays des grands blessés et des mutilés dont la capacité de travail s’est trouvée diminuée du fait de leurs blessures.
Dès le 1er mars, le ministre du travail et de la prévoyance sociale met en place une commission interministérielle chargée de coordonner l’action des diverses administrations intéressées en ce qui concerne le placement des chômeurs, des réfugiés, des mutilés et réformés de la guerre […] » Cette commission est composée de onze membres dont cinq officiers.
L’arrêté du 2 mars 1916 dudit ministère crée l’Office national des mutilés et réformés de la guerre et précise, dans son article 1er, qui compose cet office :
- L’office de centralisation et d’études institué auprès du Ministère de la Guerre le 29 février 1916,
- La commission instituée auprès du Ministère de l’Intérieur pour régler l’organisation des centres professionnels destinés à la rééducation des blessés de la guerre, …
- L’office central de placement institué auprès du Ministère du Travail et la Prévoyance et des offices publics et privés de placement en relations avec cet office.
L’arrêté du 16 mars 1916 du même ministère désigne les membres de la commission qui sera chargée d’administrer l’Office national des mutilés et réformés de la guerre :
Président, le Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale,
- Lucien MARCH, directeur de la statistique générale de la France, et FAGNOT, chef de l’office central de placement, tous deux délégués du Ministère du Travail,
- Capitaine BILLAULT et Lieutenant PEYTEL, délégués du Ministère de la Guerre,
- CALMÈS, préfet honoraire, directeur des Journaux officiels et le docteur BOURRILLON, directeur de l’asile national de Vacassy, délégués du Ministère de l’intérieur.
L’article 3 de cet arrêté adjoint un conseil de perfectionnement dans lequel seront représentées les œuvres privées s’occupant des mutilés et réformés de la guerre.
L’arrêté du 14 mai 1916 du ministère de la Guerre précise dans son article 1er que l’Office national de placement des mutilés et réformés devient le Service de placement des mutilés et réformés de la guerre et que ce service travaillera de concert avec les services de l’Office national des mutilés et réformés de la guerre. Ce service est rattaché au service général des pensions, secours, renseignements aux familles, de l’état civil et des successions militaires. Il a pour but de centraliser et d’instruire les demandes d’emplois faites par des militaires retraités ou réformés ou en instance de retraite ou de réforme suite à des blessures ou maladies contractées au cours de la guerre et d’étudier les questions se rapportant à la meilleur utilisation pour la vie économique de ces soldats dont l’incapacité de travail s’est trouvée diminuée.
Cet arrêté impose la création, dans chaque chef-lieu de région, une annexe du service de placement des mutilés et réformés de guerre.
L’arrêté du 14 mai 1916 du ministère de la Guerre précise dans son article 1er que l’Office national de placement des mutilés et réformés devient le Service de placement des mutilés et réformés de la guerre et que ce service travaillera de concert avec les services de l’Office national des mutilés et réformés de la guerre. Ce service est rattaché au service général des pensions, secours, renseignements aux familles, de l’état civil et des successions militaires. Il a pour but de centraliser et d’instruire les demandes d’emplois faites par des militaires retraités ou réformés ou en instance de retraite ou de réforme suite à des blessures ou maladies contractées au cours de la guerre et d’étudier les questions se rapportant à la meilleur utilisation pour la vie économique de ces soldats dont l’incapacité de travail s’est trouvée diminuée.
Cet arrêté impose la création, dans chaque chef-lieu de région, une annexe du service de placement des mutilés et réformés de guerre.

Le Ministre de la Guerre insiste sur le fait que ces hommes, mutilés et réformés, ont été les « compagnons d’armes » de ceux qui instruisent leurs dossiers et rappelle que ces mêmes hommes vont aider à la vie économique du pays dès lors qu’ils trouvent un nouvel emploi !…

La loi du 2 janvier 1918 permet à tout militaire ou ancien militaire des armées de terre et de mer atteint d’infirmités résultant de blessures reçues ou de maladies contractées en service ou aggravées pendant la guerre actuelle de demander à être accueilli dans une école de rééducation professionnelle en vue de sa réadaptation au travail et, notamment, de sa rééducation professionnelle et de son placement.