C'est Paul Michel Louis DEVILLERS qui me permet d'avoir des ancêtres anglais…
Le nid de ma famille Devillers est situé à Babœuf, dans l’Oise. Nicolas, marchand épicier, quitte la commune pour s’installer un peu plus loin à Catenoy et ses deux fils, Louis Honoré Julien et Pierre Norbert Nicolas, sont encore allés plus loin, l’un, à Paris, l’autre dans toute la France, étant militaire. Louis Honoré, relieur, a donné le goût du papier à Charles Dominique, son fils puiné, qui devient à son tour relieur, et Nicolas Joseph, le plus jeune, est papetier.

Né à Paris, le 7 novembre 1847, mon arrière-grand-père est l’enfant unique de Charles Dominique et de Marguerite Françoise BRACONNIER. Sa mère avait apporté beaucoup d’argent dans sa dot : d’abord pour renflouer les finances de son beau-père qui est en faillite puis pour prêter de l’argent à son beau-frère, Jean Eugène ROBERT-HOUDIN, qui manquait de finances pour acheter son Théâtre d’Illusions.
Si la famille a réussi à traverser les deux premières vagues du choléra, Charles Dominique, malgré les soins des docteurs BÉGIN, chirurgien, et CHARTROULE, médecin.

Au moment du décès, Paul et ses parents venaient juste d’emménager au 15 de la rue du Hasard[1], 1er arrondissement. Les finances de la veuve et son fils sont correctes, ils ne sont donc pas dans le besoin. En 1849, Paul a une cousine et un cousin du côté de son père, et, du côté de sa mère, une cousine habitant la Belgique, et une autre cousine, Louise Marie, fille du couple ROBERT-HOUDIN-BRACONNIER. Les fréquentations familiales sont essentiellement tournées vers la cousine Louise, ses parents et l’entourage des amis proches, dont Pierre Etienne Auguste CHOCAT dit HAMILTON, prestidigitateur-illusionniste, partenaire de Jean Eugène.
Tout naturellement, ce dernier devient le beau-père de Paul Michel, le 15 janvier 1852. Pour autant, le garçon de 13 ans aura ni frère ni sœur.
Quelles étaient les opinions politiques de la famille ? A n’en pas douter, pour l’Empereur Napoléon III. Lors de l’exil de ce dernier en Angleterre, Paul Michel y réside aussi. Après la défaite de l’armée française devant les Prussiens et la révolte de la commune à Paris, il fallait quitter la ville et le pays pour éviter d’être jugé et condamné. C’est donc à Southampton, le 17 juin 1872, qu’il épouse Georgina WELCH, 23 ans, professeur de musique. L’article 171 du Code civil impose que la déclaration du mariage soit faite dans les trois mois qui suivent le retour en France, ce que n’a pas fait Paul Michel. Suite à la traduction de l’acte original, le mariage est transcrit le 21 janvier 1874 à la mairie du 10ème arrondissement de Paris, le même jour où il a déclaré la naissance de son fils Charles Georges, né deux jours plus tôt.
La famille va régulièrement en Angleterre où naît leur fille, Elvina Georgina, en 1875, et qui décède le 3 juillet 1876, en France. Georgina WELCH est professeur de piano et donne des cours dans la capitale. Elle est à nouveau maman avec la naissance de Maurice Paul, le 29 janvier 1884. De santé fragile, elle décède l’année suivante laissant Paul Michel avec deux enfants à charge : Charles Georges, 11 ans, et le petit dernier, 2 ans.
Paul Michel commence à avoir des problèmes avec son fils aîné. En effet, Charles Georges fréquente deux femmes en même temps et a deux enfants avec chacune d’elle. En 1893 et 1894 pour la première, et en 1891 et 1896 pour la seconde. Claudine PÉRON quitte la région parisienne après la naissance de Madeleine, et décède peu de temps après sa fille, en 1894. Son fils aîné, Maurice Charles, est accueilli par sa sœur et son beau-frère.
Les deux enfants de Charles Georges et Rosalie Jeanne HICKENBICK décèdent en 1896. Les deux parents se marient le 9 mars 1897 à Paris, et accueillent un troisième enfant le 9 août de la même année : il fallait régulariser une situation gênante…
En 1901, Paul vit avec Clara Adrienne ROUGET au 24 bis allée Montaigne, au Perreux-sur-Marne. Le mariage a lieu le 25 juin 1901. Clara décède deux ans plus tard à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Le veuf se remarie une troisième fois, le 27 juin 1911 à Paris, avec Hortense GIRARD, veuve sans enfant.
Paul Michel Louis DEVILLERS s'éteint le 27 novembre 1925, au domicile conjugal, 67 rue Meslay dans le 3ème arrondissement de Paris…
[1] Rue réunie à celle de Thérèse le 23 octobre 1880