La loi du 15 juin 1926 institue une médaille commémorative en faveur des militaires et marins ayant pris part aux opérations exécutées aux Dardanelles et en Orient…

Mais, qu’est-ce qu’une médaille commémorative ? C’est une décoration, française ou étrangère, destinée à rappeler le couvenir de certaines campagnes auxquelles ont participé les armées françaises ou étrangères. Elle récompense tout personnel civil ou militaire ayant pris part à ces campagnes. Elle est généralement ronde, d’un diamètre de 30 millimètres, avec, à l’avers, l’effigie de la République française et, au revers, les attributs militaires rappelant la collaboration des troupes de guerre et de la marine. Elle est suspendue à un ruban par une bélière de la même qualité, souvent le bronze. Le ruban est défini par la loi créant la médaille commémorative. Dans le cas de celle d’Orient, le ruban est « bleu et d’une largeur de 36 millimètres, coupé dans le sens de la longueur de trois raies jaunes, celle du milieu d’une largeur de 5 millimètres, celles des bords de 2 millimètres seulement. » Sur le ruban est portée l’agrafe « Orient » ou « Dardanelles » selon la participation des ayants-droits. (article 3. de la loi)

« article 2. – Cette médaille sera sccordée, sans condition de durée de séjour, aux personnels militaires et civils qui ont embarqué avant le 11 novembre 1918, à destination de l’une des unités ou services relevant, soit du Corps expéditionnaire français des Dardanelles, soit de l’Armée Française d’Orient, ainsi qu’aux personnels français ayant fait partie de l’état-major du Commandement en chef des armées alliées d’Orient. Auront également droit à la médaille, sans condition de délai, les marins ayant pris part à l’expédition des Dardanelles ou ayant participé, à l’est du 21ème degré de longitude de Greenwich, à des opérations sur mer ou sur terre se rattachant à celles effectuées par l’Armée d’Orient. »
« article 4. – Il ne sera pas délivré de diplôme de la médaille que les ayants-droit ou leur famille devront se procurer à leurs frais. Après examen de leurs titres et dans les conditions qui seront fixées par des instructions ministérielles, les intéressés recevront la certification de leurs droits à ladite médaille.«
La Médaille de l’Armée d’Orient portera, au revers, en xergue, le mot « Orient » et en inscription sur les drapeaux, les dates « 1915-1918 ». Celle de l’expédition des Dardanelles portera les mêmes dates mais le mot sera « Dardanelles ».
L’instruction du 20 août 1926 fixe les conditions d’application en étant plus précise sur les ayants-droit qui sont les personnels qui ont été embarqués entre les dates fixées ci-dessous et à destination :
– du Corps expéditionnaire d’Orient, du 22 février au 4 octobre 1915 inclus,
– du Corps expéditionnaire des Dardanelles, du 5 octobre 1915 au 5 janvier 1916 inclus,
– de l’Armée d’Orient, du 3 octobre 1915 au 10 août 1916 inclus,
– de l’Etat-Major des armées alliées en Orient, du 11 août 1916 au 11 novembre 1918 inclus,
– de l’Armée Française d’Orient, y compris les formations françaises stationnées à Mytilène, à Corfou, ainsi que les missions militaires et les éléments français détachés auprès des armées britannique, italienne, russe, serbe, hellénique et du contingent albanais, du 11 août 1916 au 11 novembre 1918 inclus,
– de l’Armée du Danube, du 28 octobre au 11 novembre 1918 inclus,
– des missions militaires françaises en Egypte, y compris la base de Suez, de la Légion d’Orient et les éléments détachés au Hedjaz,
– des détachements français de Palestine et de Syrie, de la Légion d’orient et de la base de Port-Saïd,
– des troupes françaises du Levant, du 5 février 1915 au 11 novembre 1918 inclus.
Merci pour ce bel article qui me donne envie de chercher si cette médaille n’est pas rangée dans quelque boîte. Je n’ai pas le souvenir de l’avoir vue, pourtant mon grand-père Marius est affecté à l’Armée d’Orient en mars 1915, et il s’embarque pour les Dardanelles, après plusieurs blessures, il rejoint Salonique. Il a bien pu rencontrer Louis !
Merci !